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Sur X (anciennement Twitter), le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé que l'Ukraine avait mené des attaques contre le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg. C'est précisément dans cette ville que s'ouvrira le "Davos russe" dans les prochains jours.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que "d'importantes installations sur le territoire russe ont été touchées" lors d'attaques menées par l'armée ukrainienne.
L'une des cibles était le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg. "La distance entre la frontière ukrainienne et cette installation de l'industrie pétrolière russe, qui soutient la guerre, est d'environ 1 100 kilomètres. Des cibles purement militaires sur la base de Kronstadt ont également été touchées" a précisé le président ukrainien. "Une autre cible était une entreprise de la région de Tambov, impliquée dans la production d'armes russes. La distance par rapport à la ligne de front est de près de 600 kilomètres".
L'attaque de l'Ukraine peut être perçue comme une riposte aux frappes de missiles et de drones russes contre Kiev, Dnipro, Kharkiv et Zaporizhzhya, qui ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi. Le choix de Saint-Pétersbourg semble particulièrement symbolique : c'est aujourd'hui même qu'y débute un forum économique international de trois jours, auquel participent habituellement 20 000 invités de 130 pays. Le président russe Vladimir Poutine y est également attendu.
"Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie après Moscou, est aussi la ville la mieux protégée du pays. Si vous parvenez à y atteindre des cibles, vous ridiculisez Poutine et les autorités russes", explique Roger Housen, spécialiste belge de la défense, auprès de DPG Media. "Vous les tournez en dérision, surtout à un moment où la sécurité et les défenses antiaériennes ont sans aucun doute été renforcées en raison du forum économique".
Selon l'ancien militaire, toucher le plus grand port d'exportation de pétrole de la mer Baltique porte un coup dur à la Russie, car l'Ukraine démontre ainsi "que les Russes ne parviennent pas à défendre leur principal pilier économique". Les exportations de pétrole constituent la principale source de revenus du Kremlin pour financer sa guerre contre l'Ukraine.
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