The Press Junction.
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05 juin 2026

Drame ferroviaire en Belgique : des plaintes visaient déjà le chauffeur de bus "imprudent"

EAST FLANDERS, BELGIUM - MAY 26: A view of the scene where four people, two of which are children, were killed after a school bus carrying children was struck by a train in East Flanders, Belgium on May 26, 2026. According to daily newspaper HLN, there were seven children and two adults, including the driver, on board the bus. Dursun Aydemir / Anadolu © picture alliance / Anadolu | Dursun Aydemir

Bien avant la collision du bus scolaire qui a fait quatre morts à Buggenhout, dans la province belge de Flandre orientale, le comportement du chauffeur était déjà jugé dangereux et faisait d'ailleurs l'objet de plaintes. 

"Beaucoup de choses sont passées sous silence, tant du côté de l'école que de la compagnie de bus. J'estime qu'il est de mon devoir de parler", a déclaré une ancienne accompagnatrice de bus auprès du média public flamand VRT

D'ex-accompagnateurs de bus témoignent anonymement et indiquent que l'homme se rendait coupable de conduite imprudente : il utilisait son téléphone portable au volant, roulait trop vite, ne cédait pas la priorité et franchissait même des passages à niveau alors que les barrières étaient déjà en train de se baisser. Les enfants à bord de son bus avaient souvent peur et étaient pris de nausées.

La source anonyme a également déclaré que l'accident de bus "aurait pu être évité en raison des plaintes déposées depuis des années. Je sais qu'il y a des plaintes contre lui datant de six ans, qui n'ont jamais été prises en compte. On se contentait de changer d'accompagnateur".

Des plaintes ont été déposées auprès de l'école, de la compagnie de bus ainsi que de la province, mais aucune suite n'y a jamais été donnée. "Rien n'a été fait pour répondre aux plaintes. On nous a répondu qu'il n'y avait pas d'autres chauffeurs disponibles. Cela rend la situation encore plus douloureuse, cela n'aurait pas dû arriver", a expliqué un autre témoin anonyme.

La question centrale est désormais de savoir pourquoi personne n'est intervenu. La société flamande de transport public De Lijn déclare n'avoir connaissance que de deux légers excès de vitesse et demande des explications à la compagnie de bus. L'école renvoie, quant à elle, vers la province, et la province vers le parquet. Ce dernier informe que l'enquête est en cours et que le comportement du chauffeur au volant sera également analysé.

Le chauffeur avait un casier judiciaire vierge. Il a été interdit aux employés de l'école et de la compagnie de bus de s'entretenir avec la presse.

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