Bozar : pourquoi la venue d'un chef d'orchestre israélien a poussé trois administrateurs vers la sortie
© picture alliance/dpa | Bernd von Jutrczenka
Trois membres du conseil d'administration de Bozar (Bruxelles) démissionnent pour protester contre la venue programmée du chef d'orchestre israélien Lahav Shani. Parmi eux, figure le ministre d'État Jos Geysels (Verts), qui siégeait au conseil d'administration depuis 2021. L'acteur et cinéaste Mohamed Ouachen et Els Silvrants-Barclay se retirent également.
À l'origine de cette décision : l'annonce par le directeur de Bozar, Christophe Slagmuylder, de la venue de Lahav Shani l'année prochaine pour un concert avec l'Orchestre philharmonique de Munich. Cette même configuration avait déjà suscité une vive polémique à l'automne dernier, lorsque le Gand Festival de Flandre avait annulé le concert au motif que Lahav Shani ne s'était pas suffisamment exprimé contre l'action israélienne à Gaza.
"Pour moi, la limite a été franchie lorsque la direction a décidé de maintenir le concert. Je ne peux plus fonctionner comme membre à part entière du conseil d'administration", a déclaré Jos Geysels à VRT NWS. "La confiance a disparu."
De son côté, Mohamed Ouachen a expliqué sa décision sur les réseaux sociaux : "Lahav Shani n'est pas un chef d'orchestre comme les autres. Il est le directeur musical de l'Orchestre philharmonique d'Israël, un pays dont les actions ont été qualifiées de génocide par Amnesty International et d'apartheid par la Cour internationale de justice". Selon M. Ouachen, en tant que directeur musical, M. Shani est une figure politique et son invitation, dans le contexte actuel, constitue un choix politique.
Picture: © picture alliance/dpa | Bernd von Jutrczenka
