The Press Junction.
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05 juin 2026

L'UE envisage d'envoyer Merkel ou Draghi négocier avec Poutine

Mario Draghi, italian prime minister, left, and Angela Merkel, Germany's chancellor, stand on the red carpet ahead of their meeting at the Chigi Palace in Rome, Italy, on Thursday, Oct. 7, 2021 © picture alliance/dpa/MAXPPP | Pierdomenico/Pool/Eidon

L'UE étudie la nomination d'un envoyé spécial chargé d'ouvrir des négociations officielles avec Vladimir Poutine sur l'Ukraine. Angela Merkel, ancienne chancelière allemande, et Mario Draghi, ex-président de la Banque centrale européenne et ancien Premier ministre italien, apparaissent comme les principaux candidats, rapporte le Financial Times.

Le président finlandais Alexander Stubb et son prédécesseur Sauli Niinistö ont également été cités. "Je pense que ce devrait être quelqu'un d'un pays comme les Pays-Bas ou le Portugal, qui n'a pas le passif des pays de l'Est", a déclaré un haut fonctionnaire européen au journal.

Vladimir Poutine avait déjà évoqué l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder comme médiateur potentiel, une idée catégoriquement rejetée par l'UE. M. Schröder est connu pour ses liens étroits avec Moscou : après sa carrière politique, il est notamment devenu lobbyiste pour des entreprises publiques russes.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE se pencheront sur la question la semaine prochaine, lors d'une réunion qui se tiendra à Chypre.

Cette initiative fait suite à l'enlisement des pourparlers de paix menés sous l'égide des États-Unis en raison des exigences territoriales intransigeantes de la Russie. L'Europe craint d'être tenue à l'écart de tout règlement. Washington a fait savoir qu'il ne s'opposait pas à ce que l'Europe s'engage parallèlement avec Poutine.

Volodymyr Zelensky, de son côté, se dit favorable à une implication de l'Europe et a exprimé sa préférence pour une personnalité du calibre de M. Draghi ou pour un chef d'État en exercice. Mme Merkel a elle-même indiqué que le président russe ne prendrait probablement au sérieux que les dirigeants en fonction, suggérant ainsi que d'autres profils pourraient être plus adaptés.

L'initiative se heurte toutefois à des obstacles majeurs : les États membres de l'UE sont profondément divisés et sceptiques quant à la réelle volonté de dialogue de M. Poutine. Une précédente tentative française (qui avait échoué) avait laissé les diplomates "humiliés". Moscou a d'ailleurs laissé entendre qu'elle préférait les contacts directs avec une grande puissance européenne plutôt qu'avec l'UE dans son ensemble.

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