©Demet Kayabaşı via Unsplash
Le FSB, le service de sécurité russe, a annoncé lundi qu'il avait déjoué une tentative "d'attentat terroriste" après que des agents eurent déclaré avoir découvert des explosifs magnétiques attachés à la coque d'un navire-citerne qui arrivait de Belgique et était à quai pour être chargé dans le port d'Ust-Luga, dans le nord-ouest du pays. La Belgique met fortement en doute cette version.
Le service de sécurité russe FSB a indiqué que plusieurs mines magnétiques avaient été trouvées sur un pétrolier dans le port d'Ust-Luga, dans la région russe de Leningrad. Le navire venait du port d'Anvers. Il devait ensuite faire route vers le port turc de Samsun. C'est ce qu'a rapporté l'agence de presse Interfax.
Selon l'agence de presse russe, les mines magnétiques ont été découvertes sur la coque du pétrolier Arrhenius, qui arrivait du port d'Anvers pour charger du gaz de pétrole liquéfié. "Les plongeurs ont découvert d'étranges objets magnétiques attachés près de la salle des machines, qui présentaient des signes d'engins explosifs", a déclaré le FSB dans un communiqué distribué par les agences de presse nationales.
D'après les données de suivi du navire fournies par LSEG, le pétrolier bat pavillon libérien et est géré par Maple Mariner Holding aux Émirats arabes unis. Selon la Russie, les mines marines ont été produites dans un pays de l'OTAN. L'endroit exact où elles ont été fabriquées n'est pas encore clair. Selon le FSB, "la quantité d'explosifs plastiques dans chaque engin s'élevait à environ 7 kilogrammes", bien que le service n'ait pas précisé combien d'explosifs avaient été trouvés au total.
"Lors de l'interrogatoire du capitaine du navire, il a été établi qu'avant le déchargement dans le port belge d'Anvers, l'agent du navire avait envoyé le navire au mouillage, où il est resté pendant environ un jour et demi, prétendument en raison d'une grève des travailleurs du port", indique le communiqué du FSB.
La Russie a ouvert une enquête pour tentative de terrorisme à la suite de cette découverte. Des responsables russes ont confirmé cette information à l'agence de presse nationale TASS.
La Belgique nie catégoriquement
Selon le ministre belge des affaires étrangères, Maxime Prévot, les affirmations des autorités russes sont absolument fausses.
"À l'heure actuelle, rien ne permet d'établir un lien entre le port d'Anvers et la présence présumée du soi-disant explosif sur le navire", a-t-il déclaré.
"Les images disponibles montrent que le navire a quitté Anvers sans qu'aucun élément de ce type ne soit visible. Le ministre a également souligné que les informations en provenance de Russie doivent être traitées avec prudence, car elles ne peuvent pas être confirmées de manière indépendante. "Même la question de savoir s'il s'agit bien d'une mine marine reste pour l'instant sans réponse", a-t-il ajouté.
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