The Press Junction.
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03 août 2026

La Première ministre dirige le Japon avec seulement 3 heures de sommeil par nuit

Évian-les-Bains, Frankreich: G7-Gipfel: Sanae Takaichi, Premierministerin von Japan ©picture alliance / dts-Agentur | dts Nachrichtenagentur GmbH

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, se retrouve soudainement et malgré elle sous les feux de la rampe après avoir révélé que, depuis son entrée en fonction, elle ne dort souvent que zéro à trois heures par nuit.

La confession de Sanae Takaichi sur les réseaux sociaux a immédiatement déclenché au Japon un débat sur le surmenage, le leadership et l’impact du manque de sommeil chronique.

Travailler jusque tard dans la nuit

Mme Takaichi a écrit que cinq heures de sommeil constituaient déjà pour elle une quantité exceptionnelle. Selon elle, une grande partie de ses soirées et de ses week-ends est consacrée aux dossiers gouvernementaux, à des montagnes d’e-mails et même à des tâches ménagères telles que la lessive, le repassage et la cuisine. Les détracteurs soulignent toutefois qu’un sommeil aussi court peut altérer la capacité de jugement et constitue donc un risque pour la gestion des crises. Les membres de l’opposition estiment en outre qu’un Premier ministre devrait consacrer son temps limité à des tâches que seul le chef du gouvernement peut accomplir.

Débat sur la culture du travail

Cette controverse touche une corde sensible au Japon, où le débat sur la charge de travail et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée fait rage depuis longtemps. Dans un pays connu pour sa culture du travail acharné et le concept de karoshi — la mort par surmenage —, nombreux sont ceux qui considèrent l’attitude de Mme Takaichi comme un exemple problématique. Le gouvernement japonais a tenté d’apaiser la polémique en soulignant que le tweet provenait de son compte personnel. Le porte-parole du gouvernement a déclaré que la Première ministre ne niait pas l’importance de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, mais qu’elle prenait avant tout ses responsabilités très au sérieux.

Takaichi semble vouloir présenter son rythme de sommeil comme une preuve de dévouement, mais cela s'est retourné contre elle. Au lieu de susciter l'admiration, elle a déclenché un débat national sur la question de savoir si un dirigeant souffrant d'un manque de sommeil chronique est bien la personne la plus apte à diriger un pays.

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