The Press Junction.
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04 août 2026

Le gendre de Trump aurait été victime d'une escroquerie lors d'une transaction en Albanie

TIRANA, ALBANIA - JULY 04: People take part in a protest under the slogan 'Albania is not for sale' at Skanderbeg Square in Tirana, Albania, on July 4, 2026, opposing a planned tourism development project in the Zvernec area near Vlora. Demonstrators protested the proposed sale of a beach as part of a tourism project reportedly linked to U.S. President Donald Trump's daughter Ivanka Trump and son-in-law Jared Kushner before marching to the Prime Ministry building and through the streets of the capital. Olsi Shehu / Anadolu ©picture alliance / Anadolu | Olsi Shehu

Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, est de plus en plus empêtré en Albanie dans une controverse de plus en plus vive autour de son projet de complexe hôtelier de luxe. Reuters a en effet rapporté que le terrain sur lequel il souhaite construire aurait pu être vendu à tort, après qu’un homme d’affaires basé à Miami a été accusé d’avoir falsifié des titres de propriété.

Cet homme d’affaires, Artur Shehu, a vendu en avril un terrain pour environ 110 millions d’euros aux promoteurs à l’origine du projet de complexe touristique de Kushner. Les autorités albanaises le recherchent pour blanchiment présumé d’argent provenant du trafic de drogue et, selon son avocat, ont émis un mandat d’arrêt à son encontre, mais Shehu nie toutes les accusations.

Parallèlement, les riverains affirment depuis des années que ce n’est pas Shehu, mais eux-mêmes qui sont les propriétaires légitimes du terrain. Ils affirment disposer de titres de propriété et de documents fiscaux à l’appui de leur revendication. Les promoteurs affirment quant à eux que la transaction s’est déroulée dans le respect de la loi et qu’ils partent du principe que l’achat était valide.

Manifestation massive en faveur des flamants roses

Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’un projet bien plus vaste et politiquement sensible. En effet, la société de Kushner souhaite développer un complexe hôtelier de luxe sur l’île inhabitée de Sazan et dans la zone côtière qui lui fait face, avec des plans prévoyant des milliers de chambres d’hôtel et un investissement de plusieurs milliards de dollars. En Albanie, cela suscite des manifestations depuis des semaines, car le projet empiéterait sur une réserve naturelle protégée abritant des flamants roses, des phoques moines et d’autres espèces vulnérables. 

Les organisations environnementales avertissent qu’il s’agit de l’une des zones de biodiversité les plus importantes de la Méditerranée. Selon les détracteurs, le débat ne porte toutefois pas uniquement sur la nature, mais aussi sur d’éventuels cas de corruption et d’influence politique. L’agence albanaise de lutte contre la corruption, la SPAK, enquête à la fois sur la modification législative qui a permis la construction dans des zones protégées et sur l’origine des investissements.

Le Premier ministre Edi Rama a défendu le projet en le présentant comme une opportunité de développement touristique et d’investissements étrangers. Mais la colère monte dans la rue. Les manifestants réclament la protection de la zone, davantage de transparence et, dans certains cas, même le départ de Rama, ce qui a désormais transformé cette affaire en un dossier politique plus large.

 

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