Le patron de la FIFA laisse entrevoir une Coupe du monde à 64 équipes
©picture alliance / GES/Marvin Ibo Güngör | Marvin Ibo Güngö
Gianni Infantino, le président de la FIFA, rêve secrètement d’une Coupe du monde de football réunissant 64 pays participants en 2030. Selon lui, cette possibilité sera étudiée après la Coupe du monde de 2026, mais aucune décision n’a encore été prise.
Gianni Infantino a déclaré au site d’information suisse Bluewin que l’élargissement de la Coupe du monde de 32 à 48 pays était "à 100 %" le bon choix et que le nouveau format est un grand succès. Selon lui, le format actuel prouve que les petites nations du football doivent avoir davantage leur chance sur la plus grande scène. Il a notamment souligné le fait que des équipes de tous les continents ont marqué des buts et pris des points, et que neuf des dix équipes africaines se sont qualifiées pour les phases à élimination directe. C’est pourquoi, estime Infantino, une éventuelle extension à 64 équipes doit également être sérieusement envisagée. Selon lui, la Coupe du monde doit être organisée "pour le monde entier", et pas seulement pour les grandes puissances traditionnelles. Les petits pays qui ont la chance d’y participer sont, selon lui, d’autant plus motivés à se développer davantage.
Aspects pratiques
On ne sait pas encore exactement à quoi ressemblerait une Coupe du monde à 64 équipes. Une option logique serait de revenir à une phase de groupes classique, mais à plus grande échelle : 16 groupes de quatre équipes, suivis d’un système à élimination directe à 32 équipes. Cela pourrait porter le nombre de matchs à 128, ce qui représente un bond considérable par rapport aux 104 rencontres de la Coupe du monde de 2026.
C’est surtout l’Amérique du Sud qui soutient le projet ambitieux d’Infantino. La CONMEBOL considère la Coupe du monde de 2030, qui coïncidera avec le centenaire du tournoi, comme un moment symbolique pour accueillir davantage de pays. La proposition a été officiellement déposée en 2025 et bénéficie notamment du soutien des fédérations de football d’Argentine, d’Uruguay et du Paraguay.
Mais elle suscite également des oppositions. Le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin , a déjà qualifié cette idée de "mauvaise idée", et la Confédération asiatique de football (AFC) ne voit pas non plus l’intérêt d’un nouvel élargissement. Les détracteurs mettent en garde contre un calendrier surchargé, une baisse du suspense lors de la phase de poules et une charge supplémentaire pour les joueurs, les clubs et les pays organisateurs.
La Coupe du monde de 2030 s’annonce d’ailleurs déjà exceptionnelle, avec des matchs en Espagne, au Portugal et au Maroc, ainsi que trois matchs d’ouverture en Uruguay, en Argentine et au Paraguay. Aucune décision concernant les 64 équipes n’est prévue pour l’instant ; c’est finalement le Conseil de la FIFA qui devra se prononcer à ce sujet.
(©picture alliance / GES/Marvin Ibo Güngör | Marvin Ibo Güngö)
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