©picture alliance / Anadolu | Abdullah Guclu
Le général américain de l'OTAN, Alexus Grynkewich, s'est entretenu avec la chaîne flamande VTM NEWS lors de l'inauguration du nouveau "village de l'OTAN" dans la ville de Mons (Belgique). Le complexe existant du SHAPE, le centre de commandement central de l'OTAN situé à Casteau, près de Mons, a été considérablement agrandi. Le haut général de l'OTAN y a partagé sa vision sur l'escalade actuelle et imminente avec la Russie.
"Les États-Unis soutiennent fermement l'OTAN", a déclaré le général Alexus Grynkewich à VTM NEWS.
Cette déclaration n'arrive pas par hasard, dans une période de doutes. En effet, avec le retrait du personnel militaire américain d'Europe et la rhétorique menaçante du président Donald Trump, l'incertitude plane depuis un certain temps sur le soutien des États-Unis. "Mais sur le plan militaire, la coopération est solide comme un roc", souligne M. Grynkewich.
Au sein de l'OTAN, les alliés observent avec inquiétude le possible repositionnement des troupes américaines en Europe. Les inquiétudes grandissent : "le soutien américain est-il encore aussi inconditionnel qu'on ne le pense ?" Grynkewich résume ainsi son message : "Je suis Américain et je suis bien ici, n'est-ce pas ?" Selon ce haut gradé, l'engagement militaire des États-Unis envers l'OTAN reste "indéfectible". Les turbulences politiques sont néanmoins extrêmement palpables, et ça, le général ne le nie pas.
Le général aborde également la question des drones russes qui ont récemment envahi l'espace aérien roumain et fait des victimes. Il qualifie l'incident d'"imprudent et irresponsable", tout en défendant la décision de ne pas les abattre immédiatement. "On ne veut pas déployer un F-16 au-dessus d'une zone densément peuplée, ce qui ferait encore plus de victimes à cause de la chute des missiles", a-t-il déclaré.
"La Russie enregistre d'énormes pertes sur le front"
Pendant ce temps, selon M. Grynkewich, l'armée russe subit d'énormes pertes sur le front et peine à progresse sur le terrain.
Pourtant, la crainte grandit chez certains Européens : que se passerait-il si Poutine jetait son dévolu sur un État membre de l'OTAN après l'Ukraine ? M. Grynkewich est bref mais ferme : "Qu'ils n'essaient vraiment pas, tant que je suis de garde".
Par ailleurs, le secrétaire général de l'OTAN , Mark Rutte, est arrivé à l'improviste à Kiev mercredi, accompagné des ambassadeurs des 32 pays membres de l'OTAN, pour des entretiens avec les autorités ukrainiennes. La capitale ukrainienne accueille, pour la premère fois, une réunion du Conseil OTAN-Ukraine, l'organe de consultation au sein duquel l'Alliance et l'Ukraine se parlent sur un pied d'égalité.
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