The Press Junction.
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04 août 2026

Le président hongrois signe finalement son départ

BUDAPEST, HUNGARY - MAY 9: Tamas Sulyok, President of Hungary (M) looks on as lawmakers attend the inaugural session of the Hungarian Parliament, where Peter Magyar is set to be elected as the countryÄôs new prime minister, in Budapest, Hungary on 9 May 2026. Magyar PeterÄôs center-right Tisza party secured a decisive victory in the April 12 elections, winning 141 of the 199 parliamentary seats. Robert Nemeti / Anadolu ©picture alliance / Anadolu | Robert Nemeti

La Hongrie va avoir un nouveau président maintenant que Tamás Sulyok a accepté un amendement constitutionnel mettant fin à son mandat. Cette signature ouvre la voie à un vaste remaniement politique mené par le Premier ministre Péter Magyar et son parti, le Tisza.

Sulyok a signé samedi le 17e amendement constitutionnel, juste avant l’expiration du délai de cinq jours qui lui avait été accordé après l’adoption du texte par le Parlement. Son mandat prendra officiellement fin peu après minuit, après quoi la présidente du Parlement, Ágnes Forsthoffer , assumera temporairement les fonctions présidentielles jusqu’à ce que le Parlement élise un successeur. Ce nouveau président devra être désigné dans un délai de trente jours.

L'amendement avait déjà été adopté en début de semaine à une large majorité par le Parlement, sous l'impulsion de Tisza, le parti de Magyar, qui a remporté les élections en avril, mettant ainsi fin, après seize ans, au pouvoir de Viktor Orbán et de son parti, le Fidesz. Selon Magyar, Sulyok était un allié fidèle d’Orbán et devait être écarté dans le cadre d’une rupture plus large avec l’ancien régime.

Assainissement et réformes en Hongrie

Outre le départ de Sulyok, l’amendement prévoit d’autres réformes de grande envergure. Ainsi, le président de la Cour constitutionnelle doit également démissionner, les juges âgés de plus de 70 ans sont écartés de la Cour suprême et les députés ayant exercé trois mandats ne peuvent plus se représenter. Cette dernière règle, en particulier, touche durement le Fidesz , car elle empêche plus de la moitié de son groupe parlementaire actuel de revenir au Parlement. 

Dans une déclaration, Sulyok a lui-même qualifié cet amendement de "point de rupture dans la démocratie constitutionnelle hongroise" et a déclaré que les valeurs fondamentales d’une société libre avaient été bafouées au nom du pouvoir politique. Orbán a lui aussi réagi vivement, parlant de tyrannie. Son parti qualifie ce vote d’attaque contre l’État de droit. Magyar présente quant à lui cette intervention comme une correction nécessaire après des années de règne d’Orbán. Il souhaite poursuivre à l’automne les travaux en vue d’une révision constitutionnelle plus large, pouvant aboutir à terme à un référendum. Selon lui, la Hongrie récupérera ainsi "ce que le régime d’Orbán lui a retiré pendant des années".

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