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Le 29 août prochain, un référendum sera organisé en Islande autour d'une question cruciale : l'Islande doit-elle adhérer à l'Union européenne ?
La résolution relative au référendum a été adopté au Parlement à une nette majorité (34 voix pour, 8 contre et 14 abstentions), selon les informations du radiodiffuseur public RÚV.
Le parcours de l'Islande a été semé d'embûches. En 2009, en pleine crise financière, le pays avait déposé une demande d'adhésion à l'UE. Mais quatre ans plus tard, le nouveau gouvernement conservateur de Reykjavik décidait de geler les négociations d'adhésion. En 2015, le gouvernement islandais a ensuite officiellement demandé à ne plus être considéré comme un pays candidat.
Selon un sondage réalisé par RÚV au début du mois de février de cette année, l'opinion publique islandaise est toujours divisée sur la question de l'adhésion. Pour l'instant, les partisans et les opposants se maintiennent dans un équilibre presque parfait. Le référendum s'annonce donc particulièrement serré.
Avec environ 385 000 habitants, l'Islande présente l'une des densités de population les plus faibles d'Europe. Fin août, ce sont les Islandais qui décideront si leur pays relancera ou non les procédures d'adhésion. Le résultat du référendum ne fera pas automatiquement de l'Islande un État membre de l'UE, mais il permettra de reprendre les procédures.
L'Islande est une république constitutionnelle dotée d'un parlement, l'Alþingi, fondé en 930 et qui constitue probablement la plus ancienne démocratie parlementaire au monde. Il n'y a pas de roi, mais un président, chef de l'État, qui est élu tous les quatre ans au suffrage universel direct. L'actuelle présidente est Halla Tómasdóttir, qui a entamé son premier mandat le 1er août 2024.
©Andrey Andreyev via Unsplash - photo d'illustration de la nature islandaise
