L'UE parvient à un accord sur le 21e train de sanctions contre la Russie
©ALEXANDRE LALLEMAND via Unsplash
Les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord sur un 21e train de sanctions contre la Russie, par lequel l'Union européenne intensifie une nouvelle fois la pression sur Moscou. La mesure la plus marquante est le gel du plafond de prix du pétrole russe à 44,10 dollars le baril, de sorte que les armateurs, assureurs et autres acteurs du marché occidentaux ne pourront participer à ce commerce que si le prix de vente reste inférieur à ce seuil.
Ce plafond de prix a constitué un point de discorde majeur ces dernières semaines, car il est normalement révisé automatiquement en fonction du prix du marché mondial. En raison de la récente hausse des prix du pétrole, due en partie à la guerre en Iran, le plafond risquait d’augmenter et de générer ainsi des revenus supplémentaires pour le Kremlin. Les ambassadeurs de l'UE ont donc décidé de suspendre cette révision automatique pendant douze mois.
Les négociations ont achoppé pendant des semaines, principalement à cause de la Grèce. Athènes s'opposait en effet à un durcissement des règles relatives au transport de gaz naturel liquéfié russe vers des pays tiers, mais une dérogation a finalement été prévue pour les contrats énergétiques conclus avant l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février 2022.
Le nouveau paquet ne se limite pas au pétrole et au gaz. L’UE étend les restrictions à l’exportation aux biens et technologies susceptibles de soutenir l’industrie militaire russe. De plus, davantage de navires russes, 32 banques supplémentaires, des entreprises du secteur des cryptomonnaies et des négociants en pétrole sont ajoutés à la liste des sanctions. Par ailleurs, la "flotte fantôme", utilisée par la Russie pour contourner les sanctions, fera l’objet de mesures supplémentaires. Selon les textes, une interdiction d’entrée sur le territoire sera également imposée aux anciens combattants russes.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué cet accord et a déclaré sur X que ces sanctions sapaient "la base économique de l’effort de guerre russe". Elle a établi un lien entre cette mesure et les avancées militaires de l’Ukraine, soulignant que l’UE entendait continuer à affaiblir la Russie sur le plan économique. Le feu vert officiel des États membres est encore attendu, mais il s’agit avant tout d’une dernière étape d’ordre technique.
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