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L'épidémie d'Ebola au Congo et en Ouganda préoccupe beaucoup l'OMS. "Nous nous attendons à ce qu'il s'agisse d'une épidémie majeure", a prévenu le Dr Dick Chamla, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
La récente vague d'infections par le virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda est très préoccupante pour l'Organisation mondiale de la santé. C'est ce que rapporte le Dr Dick Chamla, directeur de programme d'un centre d'intervention d'urgence de l'OMS à Nairobi, la capitale du Kenya, dans une interview accordée au média Trouw.
L'épidémie concerne la variante rare Bundibugyo : il n'existe ni vaccin ni traitement ciblé pour cette variante et seuls ses symptômes peuvent être contrôlés. La découverte tardive de l'épidémie a déjà rendu la recherche de contacts presque impossible. Plus d'un millier de cas et 263 décès ont été enregistrés jusqu'à présent, mais on pense que le nombre réel est beaucoup plus élevé. L'OMS estime que le taux de mortalité est compris entre 30 et 50 %.
On craint une propagation aux pays voisins, notamment au Sud-Soudan. L'épidémie pourrait s'aggraver en raison de divers facteurs, notamment la faiblesse du système de santé congolais, le conflit en cours, la capacité limitée de dépistage et la résistance culturelle aux rites d'inhumation.
Dix pays de la région sont en train de se préparer à d'éventuelles épidémies, pour un coût de 1,5 million d'euros. Près de la moitié du financement nécessaire, soit un demi-milliard de dollars, a été promise. Les États-Unis se sont certes retirés de l'OMS, mais ils contribuent également par l'intermédiaire d'autres organisations des Nations unies.
La solidarité mondiale est indispensable, souligne le médecin de l'OMS, M. Chamla : "La coopération internationale se heurte à une résistance croissante, mais les maladies ne connaissent pas de frontières."
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