The Press Junction.
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04 août 2026

Marine Le Pen se pourvoit en cassation après sa condamnation et annonce sa candidature

©PHOTOPQR/LE PARISIEN/Olivier Corsan (staff) ; ; 01/05/2026 ; Mâcon, France, le 1er mai 2026. Marine Le pen a a tenu un meeting politique du Rassemblement National RN à l'occasion du 1er mai à Mâcon. photo : LP / Olivier Corsan Macon, France, may 1st 2026 National Rally meeting, on Labour Day *** Local Caption *** 1er MAI RN MARINE LE PEN MACON ©picture alliance / MAXPPP | Olivier Corsan (staff)

Marine Le Pen pourrait en principe se présenter aux élections présidentielles françaises de 2027, après qu’une cour d’appel a confirmé sa condamnation dans l’affaire du détournement de fonds du Parlement européen, tout en réduisant la durée de sa peine d’inéligibilité.

Cette décision ne signifie pas pour autant que Marine Le Pen s’en tire à bon compte. Les juges lui ont infligé une peine de trois ans de prison, dont deux ans avec sursis et un an sous surveillance électronique, ainsi qu’une amende de 100 000 euros.

Sa déchéance du droit d’éligibilité a également été revue : au lieu d’une exclusion immédiate de cinq ans, elle est désormais interdite d’éligibilité pendant 45 mois, dont 30 mois avec sursis. Selon les informations relayées par les médias, Marine Le Pen pourrait donc toujours se présenter à l’élection présidentielle, même si les détails juridiques restent complexes.

Astuce ou pari risqué ?

Marine Le Pen a donc été à nouveau condamnée en appel dans l’affaire de fraude, mais la femme politique française de 57 ans peut désormais tout de même se présenter aux élections présidentielles. Elle souhaite contourner le fait qu’elle doive en principe le faire avec un bracelet électronique grâce à une astuce juridique. Elle a été condamnée à 45 mois d’inéligibilité à une fonction publique, dont quinze mois fermes et trente mois avec sursis. Mais si l’on ajoute à cela la période qu’elle a déjà "purgée" depuis sa condamnation en première instance, elle serait de justesse à nouveau éligible pour l’élection présidentielle d’avril 2027. 

"Quand on est candidat à la présidence, il faut avoir une totale liberté de mouvement", déclarait-elle encore la semaine dernière. Mardi soir, elle a déclaré : "Je vais former un pourvoi en cassation, et dans l’attente d’une décision, la peine sera suspendue. Je n’aurai donc pas à porter ce bracelet électronique", estime Marine Le Pen.

Le Pen espère en effet que les juges de la Cour de cassation ne rendront leur décision qu’après la campagne présidentielle. Si elle est présidente d’ici là, elle pourrait bénéficier de l’immunité. Mais il n’est pas certain que les plus hauts magistrats laissent l’affaire traîner aussi longtemps.

Pour Marine Le Pen, cette décision revêt une grande importance politique. La présidente du Rassemblement national est en effet considérée depuis des années comme l’une des candidates les plus sérieuses à la succession d’Emmanuel Macron, mais elle a toujours été menacée par le fait qu’une condamnation bloquerait définitivement sa candidature. 

Le Pen a elle-même déjà laissé entendre qu’elle ne souhaitait pas faire campagne avec un bracelet électronique. Dans sa réaction à la décision, elle a déclaré que c’était finalement à l’électeur d’avoir le dernier mot et qu’elle se présenterait aux élections de 2027.

Au sein de son parti, le nom de Jordan Bardella s’impose d’ailleurs clairement comme une alternative. Le président du parti, âgé de 30 ans, est considéré comme le successeur logique si Marine Le Pen ne pouvait ou ne voulait finalement pas se présenter. L’affaire reste par ailleurs susceptible de faire l’objet d’un nouveau recours devant la Cour de cassation française, ce qui rend l’issue finale encore incertaine.

 

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