Mystère autour d’un petit avion qui a survolé le plus haut bâtiment de Pékin
© picture alliance/dpa | Johannes Neudecker
Vendredi dernier, un petit avion a percuté la CITIC Tower, le plus haut gratte-ciel de Pékin. Le pilote a trouvé la mort et 13 personnes ont été blessées. Quelques jours plus tard, la cause de l'accident reste encore incertaine.
La Chine n’a publié qu’un très bref rapport officiel, tandis que les images et les discussions concernant l’accident ont été rapidement supprimées des réseaux sociaux chinois.
Cet incident est particulièrement sensible car il s’est produit dans l’un des quartiers les plus surveillés de Pékin, non loin de Zhongnanhai, où se trouve le siège du Parti communiste chinois et où résident et travaillent, sous haute surveillance, les plus hauts dirigeants chinois. Selon les analystes, le fait qu’un petit avion ait pu s’approcher d’aussi près du centre politique constitue à la fois une grave faille de sécurité et un scandale politique.
"Le fait qu’un petit avion, nettement plus grand que la plupart des drones, ait pu survoler une grande partie de la ville et s’approcher assez près de Zhongnanhai est à la fois gênant sur le plan politique et constitue une grave faille de sécurité", a déclaré Raymond Kuo, vice-président chargé de la recherche au Chicago Council of Global Affairs, à la BBC.
Spéculations sur le crash
L'accident a également donné lieu à des spéculations quant à savoir si le pilote avait simplement commis une erreur, si l'avion avait connu un problème mécanique, ou si le vol avait peut-être été intentionnel. Les compagnies aériennes chinoises auraient reçu l'ordre de suspendre les vols effectués par des avions légers, mais elles ont refusé d'expliquer quelle autorité avait donné cet ordre ni ce qui se cache exactement derrière cette suspension.
Le crash contre la Citic Tower rappelle l’attentat terroriste du 11 septembre 2001, lorsque deux avions se sont écrasés sur les tours jumelles à New York, ou encore le vol de Mathias Rust en 1987 vers la Place Rouge à Moscou, qui avait mis en lumière d’importantes lacunes dans la. Pékin a récemment renforcé la réglementation relative aux drones, ce qui rend d’autant plus frappante cette intrusion par un avion piloté.
La tour elle-même est un repère bien connu à Pékin, et même des photos et des mèmes qui n’ont aucun rapport avec elle ont été supprimés des plateformes chinoises. Cela suggère que les autorités chinoises considèrent cet accident non seulement comme un problème de sécurité, mais aussi comme un événement susceptible de remettre en cause le discours officiel sur le contrôle et la compétence.
(© picture alliance/dpa | Johannes Neudecker)
L'Ukraine bombarde une station balnéaire russe : 4 morts, dont 1 enfant
- 03 août 2026 17:00
Reform UK souhaite déployer la Royal Navy contre les migrants dans la Manche
- 03 août 2026 16:30
