©Artin Bakhan via Unsplash
L'Iran a de nouveau exécuté publiquement deux hommes pour leur rôle dans les manifestations antigouvernementales qui ont éclaté fin décembre et début janvier. Selon l'agence de presse Mizan, proche du pouvoir judiciaire, ils ont notamment été condamnés pour "guerre contre Dieu" et pour avoir gravement perturbé l'ordre public et la sécurité.
Les deux hommes ont été pendus en public, une méthode qui, selon les organisations de défense des droits de l’homme, vise à semer la peur parmi la population. La vague de manifestations a débuté en réaction à la crise économique, mais s’est rapidement transformée en un soulèvement plus large contre le régime autoritaire. Les autorités iraniennes ont réprimé les manifestations avec une grande sévérité. Selon les chiffres officiels, ces événements ont fait plus de 3 000 morts, bien que Téhéran en attribue la responsabilité à ce qu’il qualifie "d’actes terroristes" orchestrés par les États-Unis et Israël.
Ces exécutions s’inscrivent dans le cadre d’une augmentation générale du nombre de condamnations à mort en Iran. Des organisations de défense des droits de l’homme telles qu’Amnesty International classent l’Iran, après la Chine, parmi les pays où le nombre d’exécutions est le plus élevé au monde, avec au moins 1 639 personnes exécutées en 2025.
Les critiques internationales à l’égard de l’approche iranienne s’intensifient
Depuis le début de la guerre, le 28 février, ce nombre a encore augmenté, et une grande partie des personnes exécutées avaient été condamnées en lien avec les manifestations. La peine de mort devient ainsi non seulement une sanction pénale, mais aussi un instrument politique dans la lutte acharnée que mène le régime contre la dissidence.
Au niveau international, les critiques à l’égard de l’approche iranienne ne cessent de s’amplifier. Les organisations de défense des droits de l’homme et les experts de l’ONU avertissent que Téhéran utilise la peine de mort pour réprimer les manifestations et intimider les dissidents. Selon Human Rights Watch et l’ONU, le risque est grand que d’autres condamnations à mort soient exécutées, alors que les autorités accélèrent le déroulement des procès et que les familles sont déjà convoquées pour les dernières visites.
(©Artin Bakhan via Unsplash)
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