The Press Junction.
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03 août 2026

Personne ne sait quoi penser du contrôle antidopage nocturne chez Pogačar et Vingegaard

©PHOTOPQR/L'ALSACE/Jean-François FREY ; Mulhouse ; 18/07/2026 ; Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard se serre la main avant le départ de l'étape du Tour de France Mulhouse Le Markstein à Mulhouse le 18 Juillet 2026. - CYCLING TOUR DE FRANCE STAGE 14 stage 14 of the 2026 Tour de France cycling race, a stage of 155km from Mulhouse to Le Markstein Fellering, on Saturday 18 July 2026. The 113th edition of the Tour de France starts on Saturday 4 July in Barcelona, Spain, and will finish in Paris, France on the 26th of July. ©picture alliance / MAXPPP | Jean-François FREY

Le flou règne autour des contrôles antidopage nocturnes effectués chez Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard, après que l’Agence internationale de contrôle (ITA) a fait sortir ces coureurs de haut niveau de leur lit en pleine nuit — apparemment avec l’autorisation d’un juge français. Un procureur français a confirmé lundi qu’un juge avait approuvé une demande de l’ITA, une mesure exceptionnelle qui, selon la loi, n’est autorisée qu’en cas de "soupçons graves et fondés" et en cas de risque de perte d’éléments de preuve.

Les faits sont simples : Jonas Vingegaard a été contrôlé à 2 h du matin, Tadej Pogačar vers 5 h, juste avant une étape de montagne difficile dans les Alpes. Au départ, on ne savait pas très bien s’il s’agissait simplement de différences entre les réglementations nationales — la France prévoit des exceptions —, mais l’annonce selon laquelle un juge avait donné son autorisation explicite a jeté un tout autre éclairage sur l’affaire. Cela soulève en effet des questions. Y avait-il des indices concrets contre le porteur du maillot jaune et son rival, ou s’agit-il d’une nouvelle politique de contrôle plus agressive contre le microdosage, que l’on tente justement de combattre au cœur de la nuit ? L’ITA affirme que des contrôles nocturnes peuvent s’avérer nécessaires dans des circonstances limitées et dûment justifiées, et que toutes les procédures étaient conformes au cadre antidopage et à la législation française, mais n’a pas précisé quelles informations avaient motivé cette demande.

Les coureurs et les directeurs sportifs ont vivement réagi. Remco Evenepoel a qualifié un contrôle à deux heures du matin de "scandaleux" et a déclaré qu’il avait l’habitude de dormir à cette heure-là ; le peloton s’est également montré indigné par cette atteinte au repos et à la récupération à la veille d’une étape difficile. Pogačar lui-même a évoqué, après l’étape, une saison étrange et s’est plaint que les règles et le calendrier des contrôles s’écartaient de plus en plus souvent de ce à quoi s’attendaient les coureurs ; il a déclaré accepter que les contrôles soient nécessaires s’ils permettent de prouver que l’on est "clean", mais a qualifié cette pratique de "un peu merdique".

Sur le plan juridique, l’ITA est pour l’instant dans son droit. La législation française autorise en effet les contrôles nocturnes en cas de soupçons graves et de risque de perte de preuves, et le procureur a confirmé qu’une telle demande avait été déposée et approuvée. La question de savoir si ce motif d’exception s’avère justifié reste incertaine tant que l’ITA ne rend pas publiques les informations sous-jacentes. Pour l’instant, cette affaire ne fait que relancer le débat sur les méthodes de contrôle, les droits des coureurs et l’équilibre entre la lutte contre le dopage et le bien-être sportif — et laisse de nombreux fans et initiés perplexes.

 

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