Soutien massif en faveur d'un quatrième mandat d'Infantino à la FIFA
©picture alliance / Action Plus | Heuler Andrey
Gianni Infantino s'apprête à entamer un quatrième mandat à la présidence de la FIFA après que plus de 200 des 211 fédérations de football ont officiellement exprimé leur soutien. Seule une poignée de fédérations, principalement européennes – l’Allemagne étant l’absente la plus notable –, ne s’est pas encore rangée derrière lui.
Il semble qu’Infantino soit pour l’instant le seul candidat et il reste jusqu’au 18 novembre pour déposer des candidatures, retirer des lettres de soutien ou les transférer à un autre candidat. Il semble donc peu probable qu’un adversaire sérieux se présente. Selon "The Guardian", un challenger soutenu par l’Europe aurait certes gagné un peu en crédibilité en coulisses, mais la probabilité de voir émerger un candidat européen commun reste extrêmement faible.
Le soutien à Infantino provient principalement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, tandis que les fédérations de football européennes se montrent beaucoup plus réticentes. Ces derniers mois, l’UEFA s’est également montrée à plusieurs reprises critique à l’égard des décisions de la FIFA, notamment concernant "l’incident Balogun" et l’exclusion de l’arbitre somalien Omar Artan de la Coupe du monde. Ces tensions ne semblent toutefois pas suffisantes pour faire dévier le Suisse de sa ligne de conduite.
Pour Infantino lui-même, la résistance européenne ne semble être qu’un détail. Fort d’une écrasante majorité de lettres de soutien, il dispose déjà d’un mandat qui, selon ses détracteurs, ne peut pratiquement plus être remis en cause. En théorie, le code éthique de la FIFA devrait exclure toute pression exercée d’en haut sur les fédérations, mais toujours selon "The Guardian", certaines fédérations se sentent bel et bien contraintes de réaffirmer explicitement leur loyauté.
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de troubles au sein du football international, mais ceux-ci ne se sont jusqu’à présent pas traduits par une véritable contestation du pouvoir. Même la récente polémique autour des propos de Donald Trump concernant un carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun n’a guère affaibli Infantino sur le plan politique. Il faudrait donc un véritable séisme politique pour encore faire échouer son quatrième mandat.
(©picture alliance / Action Plus | Heuler Andrey)
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