The Press Junction.
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05 juin 2026

La lutte pour succéder à Starmer pourrait marquer le retour du Royaume-Uni dans l'UE

LONDON, UNITED KINGDOM - MAY 13, 2026: Prime Minister Keir Starmer leaves 10 Downing Street to attend the State Opening of Parliament, which marks the formal start of the parliamentary calendar in London, United Kingdom on May 13, 2026. King Charles III will travel from Buckingham Palace to the Houses of Parliament to deliver the King's Speech, outlining over 35 new bills which the Labour government plans to introduce in the coming parliamentary session. (Photo by WIktor Szymanowicz/NurPhoto) © picture alliance / NurPhoto | WIktor Szymanowicz

Alors que le Premier ministre Keir Starmer est de plus en plus fragilisé après sa cuisante défaite aux élections locales, deux figures du Parti travailliste se tiennent prêtes à lui succéder. Dès lors, un éventuel retour des Britanniques dans l'Union européenne n'est plus impensable. 

Qui devrait succéder à Keir Starmer à la tête du gouvernement britannique ? Deux hommes politiques semblent les plus susceptibles de s'emparer de la direction du parti travailliste "Labour" (et du poste de Premier ministre) : Wes Streeting, ancien ministre de la Santé, et Andy Burnham, maire de Manchester.

M. Streeting joue la carte européenne que M. Starmer n'a jamais osé jouer : le Royaume-Uni doit réintégrer l'Union européenne. Selon lui, seul un Royaume-Uni intégré à l'Union européenne peut protéger son commerce et son économie face à "l'agression russe et à la politique de l'America First", comme il l'a déclaré le week-end dernier. Par ailleurs, il appelle à une réforme du NHS, à une augmentation des dépenses de défense et à une dérégulation économique.

M. Burnham, quant à lui, opte pour un programme résolument à gauche : l'eau, l'énergie, le logement et les transports devraient revenir dans le giron de l'État, s'inspirant du modèle de gestion (réussie) du réseau de bus dans le Grand Manchester.

Pendant ce temps, l'extrême droite défile dans les rues : quelque 60 000 manifestants ont défilé dimanche dans les rues de Londres derrière l'activiste Tommy Robinson, au rythme d'une rhétorique islamophobe et nationaliste. Le "Labour" est drainé à la fois par la gauche (les Verts) et par la droite (Reform UK) : un défi de taille pour le nouveau leader.

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