©Constantinos Kollias via Unsplash
La police grecque a divulgué de nouvelles informations concernant la mort d’Elizabeth Jane Ross, une Britannique de 38 ans, dont le corps a été retrouvé le mois dernier dans une valise, à l’intérieur d’un bâtiment abandonné du quartier athénien de Kypseli. Sa dépouille a été découverte le 18 juillet par un sans-abri. Son identité a ensuite été confirmée grâce à ses empreintes digitales, répertoriées dans une base de données américaine, avec l’aide d’Interpol.
Elizabeth Ross avait quitté les États-Unis le 29 juin pour se rendre en Grèce via Chypre et séjournait chez des amis grecs à Keratsini. Le 15 juillet, selon ses amis, elle est partie passer du temps avec un groupe d’Américains à Kypseli. La police exclut toute implication de ses amis grecs, mais recherche désormais de toute urgence ces contacts américains.
Des messages mystérieux après sa mort
Les enquêteurs affirment que les messages envoyés depuis son téléphone à sa famille et à ses amis – avec des textes tels que "J'ai besoin d'un peu de temps pour moi" et "Je pars sur une île grecque" – ont probablement été envoyés par quelqu'un d'autre afin de donner l'impression qu'elle était encore en vie. Son père a reçu des messages jusqu’au 29 juillet, alors que son corps avait déjà été retrouvé le 18 juillet. Le téléphone lui-même n’a pas été retrouvé, mais il est resté actif jusqu’à peu après la découverte du corps.
Selon la police, la valise dans laquelle Elizabeth Ross a été retrouvée ne lui appartient pas. Elle voyageait en effet avec peu de bagages. Les enquêteurs médico-légaux analysent actuellement la valise à la recherche d’ADN et d’empreintes digitales, dans l’espoir de remonter ainsi jusqu’au ou aux auteurs du crime. Une première autopsie n’a révélé aucune lésion externe ni aucun signe de strangulation ; une analyse toxicologique doit encore déterminer la cause du décès.
Que s’est-il passé ?
Les enquêteurs travaillent sur l’hypothèse selon laquelle Elizabeth Ross aurait pu être attirée dans ce bâtiment abandonné par un sans-abri. Les circonstances exactes restent encore floues. La police traite le bâtiment comme une scène de crime et mène une enquête de voisinage ainsi qu’une analyse des images de vidéosurveillance. Le ministère britannique des Affaires étrangères déclare : "Nos pensées vont à la famille. Nous fournissons une assistance consulaire et sommes en contact avec les autorités locales."
(©Constantinos Kollias via Unsplash)
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