© Visit Greenland via Unsplash
L'envoyé spécial américain Jeff Landry s'est rendu au Groenland cette semaine. Sur place, il a appelé à un renforcement de la présence militaire et économique des États-Unis sur l'île.
Bien que n'ayant reçu aucune invitation officielle, Jeff Landry a rencontré les dirigeants du Groenland et a déclaré qu'il était temps pour les États-Unis de "reprendre pied" au Groenland, selon des propos rapportés par l'AFP. M. L'envoyé spécial a évoqué un projet d'ouverture de trois nouvelles bases militaires dans le sud de la région. Les États-Unis n'y exploitent actuellement qu'une seule base. Au plus fort de la guerre froide, les Américains disposaient de 17 bases au Groenland.
M. Landry a également surfé sur les aspirations d'indépendance du Groenland vis-à-vis du Danemark. Il a suggéré que les États-Unis pourraient aider l'île à sortir de sa dépendance économique. De leur côté, les responsables groenlandais et danois ont réagi avec réserve, qualifiant les discussions de "constructives", tout en soulignant que la position américaine n'avait pas changé. Ils ont réaffirmé que seul le Groenland pouvait décider de son avenir.
La visite a suscité une controverse encore plus vive lorsqu'il est apparu que Jeff Landry était accompagné d'un médecin américain. Ce dernier a déclaré à la télévision danoise qu'il étudiait "les besoins médicaux" du Groenland. Une sortie qui a incité la ministre groenlandaise de la Santé à indiquer que les Groenlandais "ne sont pas des cobayes dans un projet géopolitique".
Le président américain Donald Trump affirme depuis longtemps que les États-Unis ont besoin de contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité nationale, mettant en avant sa situation stratégique et ses vastes ressources inexploitées.
Image d'illustration : © Visit Greenland via Unsplash
