©Marco D'Abramo via Unsplash
Les pays du Maghreb font face à un taux de natalité historiquement bas. C'est ce que révèle une étude démographique française publiée ce mercredi 27 mai.
Le Maghreb est composé de la Tunisie, de l'Algérie et du Maroc. Une étude française de l'Institut national d'études démographiques (Ined) s'est penchée sur l'évolution de la natalité dans ces pays. Premier constat frappant : l'Algérie, le Maroc et la Tunisie ont enregistré simultanément une baisse très rapide de leur taux de fécondité.
Différence de fécondité par pays
Dans les trois pays du Maghreb, l'indice de fécondité est passé de sept à huit enfants par femme dans les années 1970 et à la moitié de ce chiffre au début des années 1990. Au Maroc, la fécondité est tombée à un niveau historiquement bas de 1,97 enfant par femme en 2024. En Tunisie, ce chiffre serait tombé à 1,53 en 2024, tandis qu'en Algérie, on enregistrait encore 2,61 enfants par femme cette même année, selon l'étude.
La tendance observée au Maghreb se retrouve également en Europe. À la différence près que, dans plusieurs cas, l'immigration permet de maintenir la population à un niveau élevé. "Contrairement à de nombreux pays européens, où les flux migratoires permettent de compenser le solde naturel, le Maghreb est historiquement caractérisé par un solde migratoire négatif", soulignent les auteurs de l'étude pour l'Ined. En Italie, par exemple, l'immigration a fermement compensé la baisse de la natalité.
L'immigration compense la tendance en Europe
Les taux de natalité sont également en baisse dans de nombreux pays européens. L'Italie est l'un des plus mauvais élèves par rapport aux autres pays. L'Espagne et Malte voient également leur population vieillir massivement d'année en année. Toutefois, selon les nouvelles données de l'Institut national des statistiques ISTAT, la population totale de l'Italie s'est stabilisée après 12 années de déclin. Au 1er janvier de cette année, la population s'élevait à 58,94 millions d'habitants, soit presque autant que l'année précédente, selon l'office des statistiques. L'immigration compense donc presque entièrement la baisse du taux de natalité du pays.
©Marco D'Abramo via Unsplash - photo d'illustration d'enfants au Maroc
