© picture alliance/dpa | Eva Krafczyk
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l'état d'urgence international après la propagation fulgurante de l'épidémie d'Ebola dans l'est du Congo. Au total, 80 personnes ont perdu la vie et 246 cas ont été recensés. Le nombre de victimes est également élevé dans la ville congolaise de Kinshasa et dans la ville ougandaise de Kampala.
Cette situation est imputable au virus Bundibugyo, une souche largement répandue pour laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement. Les tests de dépistage locaux manquent de fiabilité face à cette souche spécifique. Les experts ont confirmé que la charge de travail sur le terrain dépasse largement le nombre officiel de cas recensés.
La région de l'Ituri est extrêmement vulnérable : le manque de ressources, la violence et la saturation du système de santé rendent le suivi des cas contacts extrêmement difficile. Les victimes sont enterrées sans protection, les familles soignent les malades à domicile, et le virus a ainsi pris de court les services de santé.
L'état d'urgence est avant tout un appel aux organisations internationales et aux donateurs pour qu'ils agissent rapidement. "La situation est très difficile pour la région", indique à la rédaction de NRC, Laurens Liesenborghs, chercheur en maladies infectieuses à l'Institut de génétique tropicale de l'Université de Louvain. "Cela pourrait bien devenir une épidémie majeure."
©picture alliance/dpa | Eva Krafczyk
